La société Uber reconnaît que les conducteurs des VTC sont sous-payés

En date du 24 mai 2017, le quotidien virtuel suisse 24 heures publie un article faisant mention que le groupe transfrontalier américain Uber, implanté en Suisse, reconnaît que les chauffeurs de voitures privées travaillant au travers de leur application ont été victimes d’une erreur comptable.

Le statut des chauffeurs privés Uber

Normalement, les chauffeurs privés sont des entrepreneurs indépendants qui peuvent gagner leur vie, ou sinon un revenu bonus en travaillant grâce au moyen de l’application Uber qui permet de réserver un véhicule digitalement afin que celui-ci vous conduise à la destination de votre choix. Les VTC offrent donc un service de location de voiture avec chauffeur temporaire aux personnes qui font appel à eux.

Uber n’est pas employeur, mais perçoit une importante commission

Normalement, la société Uber, dont le siège se trouve en Amérique, ne se positionne pas officiellement en tant qu’employeur et les chauffeurs privés n’en sont pas les salariés, le salaire qu’ils perçoivent dépend du nombre de courses effectué mensuellement.

Or, il s’avère que l’entreprise Uber perçoit tout de même une importante commission sur les revenus des chauffeurs inscrits sur la liste de l’application à hauteur de 5 % de leur revenu (exemple en Suisse) en 2016, selon des statistiques recueillies dans les journaux.

Une justice tardive et non équitable

Dans tous les pays où la société Uber s’est implantée, la remarque a déjà été faite, y compris dans certains quotidiens suisses en 2016, mais ce n’est que récemment durant le mois de mai que des chauffeurs privés new-yorkais tirent la sonnette d’alarme concernant cette injustice de la multinationale. En effet si Uber est si populaire auprès de la population helvète en 2017, elle n’est plus appréciée des conducteurs, c’est notamment en raison du prix des courses qui est appliqué, moins chers que les prix appliqués par les taxis. Or, les chauffeurs de véhicules privés, que ce soit ailleurs dans le monde ou en Suisse, doivent payer des impôts, des cotisations sociales, le carburant qu’ils consomment quotidiennement pour pouvoir rouler et bien d’autres dépenses encore.

Ce n’est que ce mardi 23 mai 2017 que la société californienne Uber a reconnu dans un communiqué qu’elle avait « sous-payé » les conducteurs privés travaillant à travers l’application Uber.

Ce qui est dommage, c’est que le groupe Uber prévoit de faire justice en ne restituant que les salaires des chauffeurs privés new-yorkais dont les plaintes ont été entendues. Selon eux, c’est à cause d’une erreur comptable que tout ceci est arrivé. C’est en voulant déployer un nouveau système de facturation que la firme s’en est rendu compte et a perdu des dizaines de millions de dollars pour corriger cette faute selon les responsables de l’entreprise américaine.

La confiance des chauffeurs privés perdue

Cette affaire, en plus des nombreuses autres dans lesquelles est concernée l’utilisation de l’application Uber dans le monde, porte un grand coup à l’image de marque de la société californienne qui n’était auparavant qu’une petite start-up voulant apporter des changements bénéfiques au monde en matière de mobilité. Les conducteurs de VTC des pays dans lesquels Uber a connu un essor, que ce soit en Italie, Danemark, Suisse ou autres, commencent à douter de la fiabilité de cette plate-forme virtuelle qui leur « pompe leur revenu » au détriment de leurs besoins, si l’on peut dire.

Manœuvres pour regagner la confiance des VTC

La société Uber, qui devait être au départ une entreprise transparente qui n’avait qu’un statut de simple intermédiaire entre clients et entrepreneurs (VTC), a décidé de remettre ses valeurs en exergue à travers la restauration du respect et de la confiance des conducteurs de VTC, afin que les expériences négatives qu’ils ont vécues en raison de cette erreur soient oubliées. Or, c’est là une entreprise de longue haleine qui risque de prendre vraiment beaucoup de temps.

Au mois de mars 2017, le président-directeur général de l’entreprise, Travis Kalanick, s’était personnellement excusé en public après un énième scandale impliquant une affaire liée à ce problème. Mais, comme dit précédemment, ce n’est qu’actuellement que les plaignants ont eu gain de cause. Or, on ne peut pas en dire autant des VTC dans le reste du monde. Ce premier pas vers rédemption n’est pas encore suffisant, cela va sans dire.

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